Vision d’apocalypse…

Il est bien rare que je me souvienne de mes rêves. Pourtant, la nuit dernière, j’ai vécu un moment fort. Après les agitations insomniaques de l’ouvrier laborieux, un rêve, coloré…Certains y verrait là un cauchemar, mais après tout, je suis ce que je suis…

Nous sommes ma femme et moi dans une cité inconnue, et, plus précisément à son sommet : une colline, où nous avons visité quelque musée ou autres attractions pour touristes. Ça pourrait être une ville du Sud.

Cela faisait un moment que j’observais l’horizon, alerté par de grandes fumées signalant un incendie sans doute gigantesque. L’esprit, détourné, je fus quelques minutes absorbé par des intérêts moins philanthropiques. Et puis, comme une sorte de leitmotiv récurant à ce genre de rêve, mon regard se tourna de nouveau vers l’horizon…Le constat était sans appel, il se passait quelque chose d’inhabituel, de grave. Il y avait là, l’aspect d’un mirage avec l’effet vibratoire que tout le monde connait.

Il y a eu cette vague, sans commune mesure avec tout ce que j’avais pu voir comme effets spéciaux au cinéma, des pans de gratte-ciels entiers, d’innombrables déchets, véhicules, corps inertes surfaient sur cette vague improbable et pourtant définitive,

J’ai pris la main de mon épouse sans la regarder, et calmement j’ai dit « on est mort ». J’attendais la pression mortelle de ce tsunami, l’écrasement prévisible, la noyade, l’asphyxie…

Curieusement, il n’en fut rien, nous étions miraculeusement épargnés. Le carnage, quelque centaines de mètres plus bas était stupéfiant. Alors que les quelques miraculés en notre compagnie s’élançaient pour porter secours à d’hypothétiques survivants je dis à ma femme : « il nous faut des armes et des médicaments, des armes et des munitions, beaucoup de munitions, beaucoup de médicaments, des antibiotiques et des antalgiques, si tu trouve de la morphine, vas-y, récupère tout ce que tu peux…ça pourrait-être une bonne monnaie d’échange » !

P’tit père olive est fou ! Ça y est, son esprit est totalement et définitivement perturbé par les hypers-productions hollywoodiennes (ça se dit encore ça) ?

Oui, c’est vrai, je ne vais pas nier : il y a quelque influence subliminale du grand Satan ! Mais, en y regardant de plus près, je me suis finalement demandé si cette inspiration onirique n’avait pour origine quelque chose de plus « géographiquement » probable qu’avec l’oncle Sam.

Cette fumée, au loin, c’est bien évidemment la Grèce. Bien peu d’informations dans nos quotidiens et médias, ne viennent réveiller notre « conscience européenne » pour peu qu’on en ai une…Puis vient la « sublimation » ou si vous préférez (oui, vous préférez), l’anéantissement complet, que dis-je ? Le génocide du pays qui a mis au monde la démocratie par la bien nommée « troïka » et le retour des Colonels !

Pour ce qui est de la vague, du tsunami…noooon, ça n’arrivera pas chez nous…Dors gaulois, dors ! Tu ne sais plus te battre contre l’oppresseur, tu préfères te tirer dans les pattes !

A dire vrai, ce qui m’a le plus choqué en « analysant » ce rêve c’est ma réaction ! Totalement dénuée d’empathie voire même de compassion. Mon « Un-conscient » aurait il réveillé ma « conscience »…pas sûr…

Allez, j’vous laisse avec mes élucubrations et vous donne le lien vers une lecture ô combien plus édifiante : Exil du chaos.

 

 

 

 


Archive de l'auteur

Des acteurs de la décroissance.

Avant d'en arriver là.

Avant d'en arriver là.

 

Cela faisait quelques temps que j’avais revu Pierre. Si vous me demandez qui est Pierre, c’est un ami, ou plutôt, mon ami. Si vous demandez à n’importe qui d’autre il vous répondra : « un marginal ». J’entends déjà les murmures des « biens pensants » : « ah bon, son meilleurs pote est un feignant alors ? Un profiteur du système ? Voilà pour qui on cotise ! »

Vous n’y êtes pas ! Je ne vous ferai pas sa bio aujourd’hui, mais au lieu de taper sur les plus faibles et invoquer les sacro-saintes cotisations, demandez vous à qui profite le système…réellement…ne voyez-vous pas qu’un taux de chômage élevé c’est « tout bénéf » ? Cela permet à nos dirigeants de maintenir un niveau de stress élevé parmi la population active qui par conséquent n’a d’autres choix que d’accepter l’inacceptable…facile à comprendre, non ?

Je m’emporte, comme d’habitude, je suis hors sujet.

Reprenons : Pierre, disais-je, passait le plus clair de son temps à se promener le long du Gardon, entre Remoulins et Collias, des lieux bien connus pour les activités estivales de canoë, baignade et autre exhibitionnisme de nudistes sauvage bien connus également des services de police et de gendarmerie pour sa faune permanente de marginaux. Je mets « faune » à dessein pour bien visualiser la différence entre une société : « in » et une société : « out ». Car, ne vous méprenez pas, il s’agit bien là d’une « société », tribale certes, voire nomade, mais tous ne sont pas des « rebuts » du système, certains ont décidé de s’en passer, volontairement.

C’est là qu’il fit leur connaissance. (1ère histoire).

Un jeune couple avait élu domicile dans l’une des nombreuses grottes qui peuplent ces gorges. Atout majeur, celle-ci bénéficiait de l’eau courante (il y avait une source résurgente). Un petit potager et un four à pain artisanal complétait l’équipement. Leur lieu de vie était situé relativement haut et quasiment inaccessible (je vous laisse deviner pourquoi).

Elle, c’est Jeanne, elle rentre de Paris où elle exerce sporadiquement le mannequinat. Elle est cultivée, le bac, une maîtrise en littérature. Lui, c’est Adrien, rebelle doté d’une volonté de survie inouïe et adepte du « fais le toi même ». Autant Jeanne est encore un peu « In » qu’Adrien au maximum « Out ». La plus grande partie de leurs ressources provient des prestations de Jeanne et d’ouvrier agricole saisonnier pour Adrien. Il complètent leurs revenus avec le pain Bio que fait Adrien et qui le vend « sous le manteau » (ben ouai, au black quoi) sur les petits marchés locaux…ce qui lui valut de se retrouver plusieurs fois en garde à vue.

Et l’hiver me direz-vous ?

…l’hiver : en Inde. COMMENT ! BEN Y S’EMMERDENT PAS LES RMISTES ! C’est pas possible, y doivent trafiquer !

Réfléchis deux minutes abrutis ! Pas de loyer, pas d’électricité, pas d’eau, pas d’assurances, pas d’impôts…mais pas de confort comme chez toi ! Et puis, j’ai jamais dit qu’il percevaient des allocs !

L’histoire durait, Pierre m’en parlait chaque fois qu’il croisait Jeanne, plus sociable, elle lui exprimait son désir d’avoir un enfant et des craintes qu’ils avaient de devoir vivre autrement, car forcément, on leur imposerait des conditions. Ils parlaient de s’expatrier en Inde, bien sur, mais aussi en Australie…Un jour ce fut fini. Pierre ne les revît plus.

Vous pensez sans doute qu’ils se sont rangés, asservis aux impératifs « des gens bien comme il faut » du système admis…peut-être. Je préfère croire qu’il est plus simple de se passer de confort que de liberté, et quand on y a goûté avec un tel acharnement…non, ils sont partis.

(2ème histoire).

Je me réinstallais, il y a peu, dans ce qui fut autrefois ma maison sise dans l’Allier (veuillez excuser cette tournure notariale) et qui n’est plus aujourd’hui qu’une ruine vaniteuse, souvenir d’un passé ou je construisait un avenir qui m’aurait permis d’avoir « un pied dedans, un pied dehors »; In et Out… »ça suit au fond » ?…

Je les croise la première fois sur une petite route, lui devant, des dreadlocks attachés en chignon, souriant, menant quelques brebis, un chien les accompagne faisant son travail, elle, termine la marche, juchée sur un cheval, le nez dans un livre, indifférente à mon passage. J’apprends où ils habitent peu de temps après : c’est une vieille bâtisse (là aussi) qui semble en meilleur état malgré des ouvertures dont l’efficacité thermique reste à démontrer, le toit ne semble pas mis à mal mais l’ensemble manque tout de même cruellement d’isolation et de confort. Rapidement, les commentaires vont bon train : des « dignitaires »(pfff) du village aux commères.

Ce qui préoccupe ces braves gens c’est surtout de « quoi » ils vivent mais certainement pas « comment »…encore que quand « Elle » va se baigner nue dans les étangs pour y faire sa toilette, ça délie les langues de belle-mère et fait baver le « Glaude » du coin. Et oui, en plus ils ont le tort d’être beaux. « Vas te tremper les fesses toi quand il fait 10° ou 12° degrés dehors, mets toi seulement à poil ! Non oublie ça, c’est une mauvaise idée » !

Je n’ai pas eu vraiment le temps mieux les connaitre, j’ai « discuté » une fois avec « Lui », il m’a semblé tout le contraire de ce qu’on a voulu me faire croire : un « neuneu », quelqu’un qui écoutait plus qu’il ne donnait son avis, courtois mais ayant mieux à faire.

J’ai passé trois hivers pas vraiment douillets, je suis parti.

Je les envie, j’ai abandonné ma jeunesse aux ambitions familiales…donnez moi trente ans de moins…

Il peut bien arriver des conditions de vie extrêmes…eux sont prêts !

 

 

Subliminal !

Subliminal ! dans En toute bonne foi G20-Mexique-300x191

 

 

 

 

 

 

 

Ceux qui ont l’habitude de me lire, connaissent sans doute ma légère propension au « complotisme » bien que jusqu’à présent je ne crois pas avoir évoqué de sujets concernant la franc-maçonnerie ou les Illuminati.

Entendons nous bien, je n’ai nullement l’intention de démontrer quoi que ce soit à ce sujet. En mal d’infos ce matin, (Google ayant fait de sa page actualité un média famélique) je tombe par hasard sur un article évoquant la tenue du G20 au Mexique et cette photo en illustration (je crois qu’il s’agit du site 20minutes, dans ma hâte je leur ai piqué l’image sans autorisation, si on me demande de la retirer je le ferai mea culpa).

Voyez vous où je veux en venir ? Non ? Le logo a immédiatement attiré mon attention de fouineur…et oui…une pyramide, vue de dessus avec un sommet en or ! (rappelons toutefois que la thèse qui veut que les pyramides d’Egypte aient été coiffées d’une pointe en or reste une hypothèse).

Mais voilà bien un symbole indéniablement maçonnique…à moins qu’il ne s’agisse d’une puce RFID…

Et vous, vous en pensez quoi ?

(Ben non hein j’ai pas évoqué le N.O.M, ni le N.W.O).

 

Gris est vert…

Gris est vert... dans Poli-tic Hulk-300x225

Gris est vert

Je suis vert…Ces élections sont une parodie. L’exceptionnel taux de participation pouvait laisser présager d’une meilleure issue, mais non. Pire encore que l’archaïsme de notre (fausse) conception de la démocratie, un cinquième de l’électorat se laisse aller à la plus noire des duperies.

Le bouillon de culture raciste qui nous habite a bien été ensemencé. A l’avenir, je me demande si, sur des documents officiels, quand on me demandera ma nationalité je devrai préciser : « Berrichon, Normand avec de possibles origines Ibériques et Nordiques ».

Effectivement, toutes les civilisations ne se valent pas et JE suis en droit de me demander si le peuple de France ne serait pas atteint d’autisme ou plus surement d’une affection dégénérescente de type Creutzfeldt Jacob : le sens « d’Indignez-vous » semble avoir été assimilé chez bon nombre de nos voisins, surpassé même dans les pays d’Afrique du Nord relégué outre-atlantique par des mouvements comme « occupy Wall Street », désenchanté dans l’immédiat en Grèce, amadoué sans doute par l’hypothétique possibilité d’un sauvetage providentiel financier, curieusement berceau de la démocratie. Comme quoi on ne retient de l’Histoire que les cinq dernières minutes.

Il est vrai que tant qu’on nous tiendra en mode « insécurité » pérennisé par le 9/11 nos oligarques n’auront pas de souci à se faire, ce cheval de bataille Troie nous invite à réagir exclusivement et violemment à l’encontre de l’ennemi désigné, amalgame d’autant plus aisé qu’il est endémique.

Il faudrait sans doute, que nous ayons faim pour s’apercevoir que nous ne sommes pas maîtres de nos décisions politiques, que nous remettons nos vies dans les mains de « gurus » que nous désignons lors d’élections comme nos « héros » qui, une fois assis sur le trône ne font qu’engraisser leur fortune personnelle…

Et pourtant nous détenons la solution : après l’indignation, le refus. Et pour commencer refuser cette Constitution qui garantie l’impunité à une politique corrompue. Et ça, on a pas besoin d’attendre les prochaines élections…

Vous remarquerez qu’à dessein je n’ai pas utiliser le terme de « révolution » dont l’origine latine signifie aller en arrière (ou faire le tour si vous préférez), reculer pour mieux sauter ça on sait faire.

Des pistes pour aller de l’avant :

Etienne Chouard. Chercheur en cause des causes.

http://www.le-message.org/

http://presentation.mouvement-zeitgeist.fr/films.html

 

 

 

 

Veux pas que des voeux…(dédicace FB)

Comment vous dire ?

Je ne suis pas fier de moi.

Chers parents ? Chers proches (sic) ? Cher(e)s ami(e)s de ma liste Facebookienne ? Chers autres ? …

Non, j’y suis :

-Chères concitoyennes, chers concitoyens !

Ca sonne bien, ça rime avec …rien !

Non, je ne suis pas fier de moi, je vous ai tenu en haleine pendant deux ans avec mes remarques acerbes, mes blogs présomptueux, des promesses en souffrance…et puis soudain : l’absence !

Parti vers une autre vie, encore, nomade dans mon pays… Cette fois, je n’ai pas choisi…

Apathie ? Oui, peut-être. Sans doute même, mortelle exclusion de projets personnel, mon moteur de compassion universelle !

Égoïste !

Pourtant, j’ai continué de vous lire, sporadiquement il est vrai, l’actualité de me consterner violemment, refaire le monde souvent, non, tout le temps en fait…

Les bons sentiments qui ne servent à rien, les miens surtout, mais je ne fais pas campagne…

La réflexion, qui n’est utile que par l’image qu’elle renvoie et à condition d’admettre que le reflet de l’image est compréhensible pour les autres : je vous enverrai bien vers Platon, mais c’est surtout à Lewis Carroll que je pense…(comme quoi !).

Merci à tous et toutes d’être encore présents, merci à ceux et celles qui m’ont adressé des messages perso, et pour finir, mes vœux pour 2012 :

-Prenez soin de vous, soyez généreux avec vous-même et « bonne chance »…

 

 

 

Fukushima, mon amour !

Quoi de neuf dans le monde, un si beau mois de juillet ? Ben pas grand chose à en croire les médias officiels ! Même Google se met à avoir une page actualités navrante et déconcertante…

Certes, il ne fait que reléguer l’info, mais tout de même.

Aujourd’hui dimanche 17 juillet, rubrique des chiens écrasé :

- »La Chine dénonce la rencontre entre Obama et le Dalaï-Lama » : le contraire m’aurait étonné.

-Un attentat en Algérie qualifié de « terroriste » par « l’Expression ».

-Hillary Clinton s’est retourné un ongle en apprenant qu’il y avait des journalistes en prison en Turquie.
- »Les mineurs miraculés du Chili poursuivent le gouvernement pour négligence », ben c’est pas trop tôt dis donc, et j’en profiterai pour poursuivre également ceux qui leur ont promis monts et merveilles…

- »Un soldat Afghan abat un soldat de l’OTAN », ben c’est la guerre non, c’est triste c’est sûr, mais enfin on a pas encore le décompte final des frappes chirurgicales qui ont dégommées plus de civils que de militaires ou de pseudos terroristes.

-Berlusconi : traumatisme crânien ! Pour une fois qu’il prenait sa douche seul !

-DSK s’offre des escapades musicales (seulement hein, pas de tirlipimpon), ben d’toutes façons il a les moyens c’t'homme là,  pas comme tout ces bons à rien de Rmistes. Faut dire qu’avec l’€uro vendu aux Ricains ça laisse de la marge…

-Et le pauvre mais néanmoins sympathique Noah « trop blanc » en Afrique !

Affligeant !

« Merde, la fermeture éclair de mon polaire est coincée ! Bon, d’toutes façons j’vais l’garder, c’est pas le moment de chopper une saloperie, y seraient capables de nous ressortir les stocks de vaccins H1N1 en plein mois d’Août ».

Et pendant ce temps là…à Fukushima…rien, il ne se passe rien. Formidable !

Enfin si, en cherchant un peu : un article paru dans « MaxiSciences » nous révèle que les habitants de Tokyo et du Nord-Est du pays vont devoir en prime réduire leur consommation d’énergie de 15% et bien entendu de nouvelles règles ou normes appelez ça comme vous voulez ce mettent en place :

Par ailleurs, (là j’ai perdu la source de cette info, si vous la retrouvez n’hésitez pas à me la communiquer) : les boues recyclées des eaux usées de Tokyo hautement radioactives (10 fois la normale, à vérifier) ont été épandues dans des zones cultivables saines, enfin qui l’étaient, avant…

Ça me rappel l’histoire de la femme de ménage qui planque son tas de poussière sous le tapis…(rien à voir avec les employées Sofitel)

Toujours dans « MaxiSciences » : « les compagnies produiront à court terme davantage d’électricité avec du gaz, du charbon, du pétrole », bref, une décroissance forcée qui pour le coup nous ramène au Moyen-Age puisque cela va à l’encontre de la lutte contre les gaz à effets de serre.

Et puis il y a Alex, sans doute mieux placé que moi pour parler du Japon puisqu’il y vie, à voir ici.

Enfin, j’ai déménagé là, au début du mois, j’ai quitté ma chère région pour une autre (non moins belle et non moins chargée d’histoire). J’habite dorénavant dans le Cher « le pays fort » un petit village nommé Sury es Bois, situé à quoi ? 15 Kms à vol d’oiseau de la première centrale nucléaire du coin !

Il y a eu récemment un tremblement de terre en Corse…laissez moi vous citer quelques lignes d’un document fort bien fait qui s’intitule : « Sury es Bois autrefois, mon village en pays fort ». Un ouvrage collaboratif du « Club de l’amitié » sous l’égide de Robert BRISSET.

- »Le 15 juillet 1522, un monstrueux orage renverse cinquante clochers en Berry. Le lendemain 16 juillet, il y a un tremblement de terre, puis d’énormes inondations en octobre, novembre et décembre ».

Dormez tranquille citoyens, tout va bien dans notre beau pays…

L’article sur MaxiSciences.

On va vous balader…

« Indignée », le mot est à la mode depuis quelques temps, une amie sur FaceBook abonnée à la newsletter d’un tour operator, m’a adressé le contenu de cette news ainsi que le courrier échangé avec son auteur.

Avant de vous laisser juger « sur pièce » je me permets de vous rappeler la très intéressante notion de « société du spectacle » de Guy Debord afin de bien comprendre la relation entre l’information pure et les médias, c’est à dire les supports censés relayer la dite information jusqu’à nous : candides spectateurs.

J’en donne pour preuve que la seule date qui sonne encore à nos oreilles comme un évènement historique est la destruction des « tours jumelles » de Manhattan. A tel point que les Ghanéens sur-endettés par le FMI et la banque mondiale en sont venus à plaindre les « ricains ». Quand le FMI fabrique la misère.

Les exemples ne manquent pas, exit le tsunami indonésien de 2004, exit le tremblement de terre à Hawaï, exit la marée noire du golfe du Mexique, BP et ses super-forages incontrôlables, on a déjà tellement occulté les conséquences que la PEMEX (pétrolier Mexicain) a décidé de s’y mettre à son tour !

Quelles curieuses surprises les révolutions Arabes nous ont fait découvrir à propos de leurs dictateurs multimillionnaires corrompus, alors que nos destinations vacances étaient en tout point semblables aux reluisants dépliants et autres campagnes publicitaires des tour-operator vantant le raffinement de l’accueil dans des hôtels  5 étoiles pour occidentaux en mal d’évasion.

Je ne veux pas fustiger votre profession Monsieur,  je ne suis moi même ni  journaliste, ni scientifique et j’ai découvert le millisievert en même temps que vous, j’en était humblement resté au rad et au becquerel. Peu importe la norme d’ailleurs, ce qui est insoutenable c’est l’extrême légèreté avec laquelle vous traitez le sujet.

Je ne doute même pas que vous l’ayez fait dans un but mercantile, vous l’avez fait par manque d’informations ou informations erronées. Même si vous vous êtes rendu sur place cela m’étonnerait qu’on vous ai laissé vous « balader » dans la province de Fukushima. Les informations qui nous arrivent sont rares et filtrées, pour ne pas dire censurées, logique pour le pays le plus « nucléocrate » de la planète.

Quant au sens des vents et à l’âge du capitaine sachez Monsieur que nous ne pouvons nous fier qu’à l’IRSN dont les résultats et la ponctualité sont souvent contestés par le CRIIRAD. Evidemment il s’agit là d’une confrontation entre un organisme d’état et un organisme indépendant.

« Fukushima n’est pas Tchernobyl » et vous avez raison je pense qu’il faut ajouter un échelon à l’échelle du risque, en effet pour Tchernobyl il n’y avait pas eu d’effet de dispersion dans l’océan, il y avait un seul réacteur en cause dont le sarcophage est tellement fissuré qu’on songe aujourd’hui à le remplacer, (on sait ce qu’il va couter) la question est de savoir quand ? La même question se pose pour la centrale de Daï chi, et vu l’habileté et la scélérité de la TEPCO (qui, soit dit en passant, avait connaissance de graves dysfonctionnements de la centrale bien avant le séisme et le tsunami qui suivit).

Je pourrais encore longtemps critiquer tout les points de votre news et pour l’instant « officiellement » la centrale de Daï chi, n’a fait qu’un mort, je vous engage à chercher par vous même sur la toile ce que d’autres organes de presse (et particulièrement à l’étranger) laissent sous-entendre. Pour info : « un désastre sanitaire »
Si le secteur du tourisme va mal (sic) la raison est sans doute principalement due à une société économique mondiale déliquescente, inutile de nous faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes et il ne manquera pas de candidats (avec une curiosité perverse) pour une radiothérapie éclair, et contrairement à des incendies de voitures il s’agit là d’expositions répétés. Si 30 millions de Tokyoïtes vaquent à leurs occupations quotidiennes c’est qu’ils n’ont pas vraiment le choix.

Pour nous tout va bien, tant qu’on pensera être à l’abri…

Que nous sommes naïfs !

 

La news : Directours.

 

Le courrier de mon amie :

 

Je suis scandalisée par cette lettre de votre direction ! comment peut-on oser affirmer de tels propos, quand on sait combien Tchernobyl a  fait de victimes et en fera encore et non pas seulement à 200 kms de la frontière, le nuage radio actif ne connaît pas les frontières et même parmi les français il y  a eu et il y aura encore des victimes, notamment en Corse. Comment peut-on mettre en doute les paroles des plus grands scientifiques du monde, justement au Japon, l’ information a été tronquée, alors peut-être penserez-vous que les Japonais ont connu bien d’ autres catastrophes atomiques à Hiroshima et Nagasaki notamment et qu’ ils ne sont pas à une catastrophe nucléaire près ! Cette lettre mérite de faire la une des journaux nationaux et de circuler sur le net. Vous devriez organiser des voyages en promotion à Fukushima et à Tchernobyl  ! moi j’ ai vu les dégâts de Tchernobyl quelques années après la catastrophe et croyez moi, des victimes on en compte par milliers et ce n’ est pas fini, ce sera la même chose pour la catastrophe de Fukushima.

Voilà mon point de vue et j’ espère que vous allez me  répondre.

Martine Audren

 

La réponse :

Madame,

Je pense que vous faites une erreur : Fukushima n’est pas Tchernobyl.

Il n’y a pas eu d’explosion nucléaire.

Par ailleurs je ne suis pas ingénieur atomiste. Mais je peux témoigner que des centaines de milliers de gens vivent tout à fait normalement dans la ville de Fukushima.

La radiation n’y est pas dangereuse pour la population ;

On a confondu Fukushima qui est le nom du département et de la préfecture avec Fukushima Daï Chi qui est le lieu où se trouve la centrale.

Pour l’instant, à la différence de Tchernobyl, il n’y a pas eu de morts. Il y en aura peut être, je ne sais pas le dire.

Je voulais simplement montrer que le prisme médiatique est très déformant.

Et j’ai au moins le mérite d’y être allé et de parler de ce que j’ai vu.

Salutations

Michel-Yves Labbé

La partie immergée de l’iceberg

J’ai beaucoup de chance.

Je vis à la campagne, dans une région magnifique.

J’habite le « Bocage Bourbonnais ».

Évidemment, il y a les petits inconvénients : un travail précaire, la restauration laborieuse d’une petite ferme et l’inconfort qui en découle mais je ne retournerai pour rien au monde vivre en ville.

De la précarité de mon emploi, j’en ai décidé (plus ou moins), chauffeur routier par nécessité, je n’ai à 52 ans aucune envie de passer mon temps sur les routes, à côtoyer les sous fifres ou les petits caporal mal embouchés qui abondent dans toutes les sociétés.

Je travail donc dans une toute petite entreprise (3 chauffeurs à temps complet avec le boss) qui fait du transport privé et qui fournit principalement les paysans en produits de préparation des sols : amendement, compost, engrais, ensilage etc.

Accessoirement, on fait aussi un peu de TP (travaux public), et du transports de bois (grumes, plaquettes, sciures).

Vous allez me dire quoi d’extraordinaire à tout ça ?

Ce qui est extraordinaire c’est qu’il aura fallu que j’attende un quart de siècle, pour réaliser ce que j’ai toujours envisagé de vivre.

Un travail moins déplaisant, et renoué avec les racines de mes aïeux paysans.

Non, je ne deviendrai pas agriculteur, ni éleveur, mais je travaille à leur côté.

Plus que jamais, j’essaie de me tenir informé de l’actualité nationale ou internationale. Ce que je lis, entends ou vois, bien souvent m’abomine.

Un temps fasciné par l’informatique, le Web est devenu ma source, peut-être le dernier refuge de liberté (pour l’instant).

Bien évidemment conquis par Facebook, je me rends compte que dans cet espace virtuel une certaine solidarité se crée  sans pour autant manifester de paranoïa excessive face à « Big brother », et c’est tant mieux car où sont passés les petits bistrots dans lesquels se fomentaient les idées révolutionnaires ou anarchistes ?

Partis avec la fumée ? L’alcool ?

Oui, sans doute, on ne peut faire l’apologie ni de l’un ni de l’autre. Et surtout quelle méthode éblouissante d’auto-poliçage, témoin test liberticide à l’égard du tabac.

De fait, les campagnes déjà désertés perdent le dernier rempart contre l’isolement : leurs bistrots.

De fait, rares sont les reprises d’établissements qui prennent alors le nom de PMS (points multi-services) qui se concrétisent ou réussissent à subsister. Et pour combien de temps encore ?

Finalement, c’est souvent en prenant l’édition locale du journal régional, qu’on apprend qu’untel (un paysan, souvent) s’est suicidé, le fait divers qui masque un problème non pas de société mais un phénomène mondial.

Pardonnez moi si mon discours jusqu’à présent vous semble incohérent, mais je n’ai pas le potentiel pédagogique d’un philosophe, cependant l’audition de ce reportage consacré à Monsieur Edgar Morin, diffusé sur France 5, théoricien de la complexité se trouve ici.

Et puis il y a cette femme extraordinaire Coline Serreau et son dernier « film reportage » « Solutions locales pour un désordre global » très controversé, et pourtant il suffit de se rendre sur le site de « Kokopelli » distributeur de semences « oubliées » (ici) ou de revoir cet autre documentaire « le monde selon Monsanto » (ici), pour se rendre compte que s’il y a controverse, c’est qu’il y a surtout des milliards de dollars  qui sont concernés et les poches de ceux qui les détiennent.

Il devient de plus en plus incertain de faire valoir nos droits et en particuliers ceux du « préambule de la constitution du 27 octobre 1946″, l’Afrique du Nord s’enflamme, l’Albanie tressaille, l’Islande connaîtrait une révolution dans l’indifférence la plus totale, l’Irlande est aux abois…

Ce pays n’est-il pas membre de l’UE ? C’est à nos portes donc ? Et je n’évoque ni la Grèce, l’Espagne, le Portugal, ainsi soit-il amen !

On entend un peu partout parler d’États policiers, ce sont surtout des États corrompus, et pas seulement eux, les partis politiques de toutes tendances également.

On va dire que je suis alarmiste ou pessimiste. Dites-moi ou vous voyez qu’on peut résolument être optimiste.

Depuis que je suis gosse j’entends toujours les mêmes phrases :

- »Il va falloir se serrer la ceinture »

- »Nous sommes dans le tunnel »

- »On ne vois pas encore la fin du tunnel »

- »Il va falloir faire un effort »

Entre-temps le tunnel sous la Manche a été achevé !

Les pays affamés du quart monde sont aujourd’hui exsangues, et les pays qui étaient en voie de développement se demandent s’ils ont bien fait de suivre les injonctions du capital.

Vous ne vous sentez pas concernés ?

Tant pis, pour vous , sachez cependant qu’il n’y a qu’une poignée d’hommes, archi-milliardaires qui se foutent royalement de votre existence et du reste de l’humanité.

J’ai beaucoup de chance.

Je vis à la campagne dans une région magnifique.

J’habite le « Bocage Bourbonnais ».

Un endroit semble t’il partiellement préservé.

Une charte architecturale et paysagère existe (ici), on lui doit peut-être le dynamisme inhabituel de ces paysans que je côtoies, l’environnement est préservé, il y a bon nombre de maraîchers , d’éleveurs Bio.

Il y a toute une génération de nouveaux agriculteurs ou éleveurs, (et parfois de très jeunes) conscients de la fragilité de l’écosystème, soucieux de bien faire, qui entretiennent haies et bosquets (même si ces derniers se trouvent au milieu d’une parcelle).

Le remembrement a été une nécessité industrielle, il serait peut-être temps de redonner ses lettres de noblesses à la paysannerie et de retrouver une certaine indépendance faces aux incohérences des marchés et à l’ingérence économique des groupes industriels.

 

Charte architecturale et paysagère du Bocage Bourbonnais.

Gris et le Ouèb (c koi ton pro blême)

Des fautes d’orthographe on en fait tous.

Circuler sur le net est parfois un parcours du combattant, qui s’achève par la défaite du lecteur qui finit par se sentir contaminé par les erreurs de syntaxe, tournures grammaticales et autres « fôtes d’autograf ».

Il y a peu, je suivais un « tchat » sur un jeu en ligne où un modérateur enjoignait les participants à faire quelques efforts pour la bonne compréhension de tous. Pauvre « modo », qui, insulté, dénié, bafoué, finit par laisser tomber la conversation devant une horde d’analphabètes (bêtes) en furie.

Mais que ce soit dans un jeu ou ailleurs, il faut reconnaître que la situation est alarmante, voire désespérante. Je m’étonne que cela ne fasse pas débat. Encore que je m’étonne sans doute, mal à propos,  les fameuses « fôtes » faisant régulièrement leur apparition dans la pub : comme « jouer à Loto ». De mon temps on allait « aux putes et chez le coiffeur ».

Si votre illettrisme vous rend si fier, ne soyez pas surpris d’être pris pour des blaireaux par vos employeurs, vos supérieurs hiérarchiques, vos gouvernements.

Rendre le peuple ignorant a toujours été un moyen de contrôler la masse pour l’asservir.

Idiocratie quand tu nous guettes…

(N’hésitez pas à me corriger si vous trouvez des fautes).

Grivois (Gris voit) la télé

Ô divine télé, ô divin objet de tout mes désirs. Ne vois tu pas que sans toi ma vie est un gouffre insondable. Si je ne peux t’approcher, titiller ta télécommande déjà des sueurs glacées me glissent le long de l’échine, j’ai des palpitations, je tourne en rond, je risque l’insomnie.

Ô divine essence incontournable, ne vois tu pas ce que j’ai déjà sacrifié pour toi : un crédit révolving chez carrouf ou ailleurs,  plus une garantie étendue sur cinq ans, pour que pas unes des minutes que je vais passer en ta présence ne soit absentes de ton fumier bienfaiteur.

Tu t’es faites « écran plat, coins carrés »,  plus grand écran que jamais pour remplir le vide de mon existence. D’ailleurs j’ai une « concession à vie » pour t’avoir, je paye automatiquement la taxe audiovisuelle sur mes impôts locaux.

Depuis quelques temps tu es devenue HD, haute définition, pour mieux observer le détail de la fange putride que tu nous distille (d’ailleurs je ne comprend pas qu’on ne t’ai pas encore équipé de diffuseurs olfactifs pour mieux sentir les relents de merde que tu nous étale). Nous pourrions acheter les recharges de ta divine pestilence, afin d’encore mieux asseoir ta divine présence, écrasant définitivement les religions obsolètes qui de toute façon prêchaient déjà : heureux les simples d’esprit dans toutes les langues.

Tu prends (depuis déjà quelques décennies) le relai des parents défaillants, qui ont eu des enfants « par hasard » et dont les responsabilités professionnelles les empêchent, les pauvres, de se préoccuper du devenir de leur progéniture : se faire passer un savon par son chef, faire chier ses subalternes…

D’ailleurs, tu es devenu leur nounou, tu évites bien des crises à trôner dans leur chambre, tu te charges de leur éducation en somme.

Soit bénie la télé et le CSA qui se chargent de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Continue de nous déverser ton purin d’inexactitudes rendant la nausée aussi jouissive qu’un rail ou un trip.

Tu es le shilom du fumeur, la lame de rasoir du cocaïnomane, la seringue de l’héroïnomane.

Alléluia divine télé…

 

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